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EDITORIAL

Le comité et l'ensemble des membres du club de marche des AMIS DU TUMULUS vous souhaitent la bienvenue sur ce blog.
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Que vous soyez marcheurs en individuel, membres d'autres clubs ou tout simplement amoureux de la nature et de détentes, vous allez découvrir la vie d'un club, de NOTRE club, aux travers de récits, photos, anecdotes et bien d'autres articles encore !
La lecture et le suivi de ce blog donnera, peut-être, l'envie à certain(e) d'entre vous, de venir nous rejoindre et découvrir l'AMITIÉ PAR LA MARCHE.

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mardi 20 juin 2017

La tique

La FFBMP ayant attiré l'attention de ses clubs et membres en publiant un article sur son site web , j'ai également effectué des recherches et finalement décidé de rédiger cet article .
J'espère qu'il vous aidera à découvrir ou redécouvrir cet acarien présent lors de nos marches , à savoir

                                                                       LA TIQUE

                                      


La tique, c’est quoi ?

La tique est un acarien hématophage (qui se nourrit de sang), mesurant en moyenne de 3 à 6 mm, qui se fixe par sa tête dans la peau des animaux (gibiers, chats et chiens) et de l’homme. Elle peut transmettre des maladies. En quête d’un hôte, elle vit une partie de son cycle de vie au sol ou très près du sol, là où il fait encore assez humide, dans les hautes herbes des prairies et dans les fôrets. L’autre partie de sa vie, elle est ancrée solidement sur la peau de sa victime.
Ce sont les femelles qui piquent les mammifères grâce à un rostre (pièce buccale modifiée pour mordre, percer et aspirer). C’est lorsqu’elles se gorgent de sang qu’elles sont les plus repérables.
A la fin de son repas, la tique peut avoir multiplié son poids initial par plus de 600 fois. 
A l’échelle humaine, ce serait de passer de 60 kg à 37 tonnes après 4 ou 5 jours de repas !
Quelles peuvent être les conséquences d’une piqûre de tique ?
Lorsque la tique est ancrée sur votre peau pour prendre son “repas”, elle peut vous transmettre des maladies bactériennes, si elle en est infectée. La maladie de Lyme est une de ces conséquences. L’agent bactérien responsable est appelé : Borrelia burgdorferi.

Borrelia tique
Elle est multi viscérale (pouvant affecter divers organes) et multi systémique (pouvant toucher divers systèmes). Elle évolue sur plusieurs années. Non soignée et sans guérison spontanée au premier stade, après une éventuelle phase dormante, cette maladie peut donc à terme directement ou indirectement affecter la plupart des organes humains, de manière aiguë et/ou chronique avec des effets différents selon les organes et les patients. Elle peut finalement conduire à des handicaps physiques et mentaux. La maladie de Lyme se traite par antibiothérapie, mais quand le traitement n’est pas prescrit suffisamment tôt après la piqûre, la maladie évolue vers un stade chronique, elle devient alors très invalidante voire mortelle. Pour des raisons encore mal comprises, elle est en plein développement, notamment en Europe, dans l’est et l’ouest des États-Unis. Présente dans 65 pays, elle est devenue la plus fréquente de toutes les maladies vectorielles transmises à l’Homme dans l’hémisphère nord. Elle a en 2009 dépassé le VIH en incidence et elle est, aujourd’hui, la septième maladie la plus déclarée aux États-Unis !
En Belgique, toutes les régions sont touchées, et il est difficile d’en évaluer les chiffres exacts car la maladie de Lyme reste trop mal diagnostiquée, la sérologie (test de dépistage) n’étant pas toujours fiable, et parfois difficile à interpréter. Il existe des patients de sérologie négative, très malades, comme des patients de sérologie positive, qui ne développent pas la maladie.
Les maladies transmises par les tiques deviennent un grave problème de santé publique. Toutes les couches de la population sont touchées, il ne s’agit pas uniquement des professions à risque, exemple : forestiers, agriculteurs, etc…
Valérie Obsomer de l’UCL affirme que le système de surveillance actuel ne permet donc pas de surveiller efficacement le phénomène. “On n’a pas vraiment une bonne idée du nombre de cas de maladie de Lyme en Belgique” , regrette la chercheuse, qui estime pour sa part le nombre à 15.000 cas par an.
En attendant l’instauration d’un nouveau système de surveillance en Belgique, la chercheuse a décidé de prendre les devants en demandant à la population d’indiquer, dès qu’elle le peut, le lieu où une personne a été mordue par une tique via le site www.tekentiques.net.

Que faire lorsque l’on est “piqué” ou plutôt “mordu” par une tique ?
Les piqûres, les morsures de tiques étant indolores, on ne s’aperçoit pas sur le moment que l’on a été attaqué. Il faut donc après chaque balade en nature bien inspecter votre corps. Après chaque randonnée, passage en forêt, vérifiez qu’aucune tique n’est “accrochée” sur vous. Si vous trouvez une ou plusieurs tiques, n’attendez pas. Vous devez l’extraire le plus rapidement possible. En retirant la tique dans les quelques heures après avoir été piqué vous n’attraperez aucune maladie !
Le verbe “mordre” conviendrait de manière plus juste face au verbe “piquer”.

Quelle est la bonne attitude à avoir face à une morsure ?
Comment et avec quoi ôter une tique et quel est le suivi à appliquer après l’extraction ?
Lorsque cet acarien vous a choisi comme “hôte” et “repas”, il est primordial d’agir correctement.

Voici quelques conseils utiles :

1. Ne pas toucher la tique. Ne pas y mettre de l’éther ou tout autre produit dessus (ce genre de produit fait régurgiter la tique et accroît donc le risque d’infection).

2. L’on sait maintenant que la tique se fixe sur votre peau par sa tête. 
Dès lors, il faut ôter la totalité de “la bête”, tête comprise, laquelle est enfuie dans la peau. !

3. Pour être certain de se débarrasser de toute la tique, il est conseillé de faire appel au service d’un instrument bien précis. Celui-ci s’appelle “l’arrache tique” ou “pince anti-tique”. Vous le trouverez en pharmacie. Il se présente comme un petit “pied de biche”, mais ne s’utilise pas de la même manière !

Exemple d’ “arrache-tique”  en deux tailles :
pour petite tique = modèle de droite / grande tique = modèle de gauche.

                                           

4. Voici en illustrations comment utiliser correctement cet instrument :

A. Le positionnement :

                                                
Faire glisser doucement la tique dans la fente de l’instrument, jusqu’au bout.

B. La manipulation pour l’extraction : 
une fois l’ instrument bien en place, donner un effet de dévissage (faire tourner sur place l’arrache tique dans le sens inverse des aiguilles d’une montre). Celle-ci devrait se détacher de votre peau. Au besoin, répéter l’opération.

5. Désinfecter la peau et la plaie correctement.

6. Repérer l’endroit sur la peau où vous avez été mordu par la tique : 
faire un cercle au bic autour de la morsure et surveiller si une rougeur ou si la rougeur s’élargi. 
Dans ce cas, contactez votre médecin traitant rapidement.
Noter précieusement la date de “l’attaque” .Ainsi, en cas de besoin, vous pourrez communiquer ces informations importantes au personnel médical (médecin traitant, urgentiste, etc.).

     

SOYEZ TRES VIGILANT – 
 Si l’on n’y prend pas garde, un jour on aperçoit sur sa peau une auréole rouge autour du point de piqûre/morsure (Attention : à ne pas prendre ou confondre avec une allergie ou de l’eczéma, il sagit bien d’un signe évident). Même si la tique a été retirée, parfois se manifestent fièvre, courbatures, fatigue, etc.  Il est alors urgent de consulter son médecin, car il peut s’agir de la maladie de Lyme, qui doit être traitée au plus vite.
L’auréole rouge peut disparaître très très rapidement et spontanément. C’est pourquoi, dans ce cas, beaucoup de malades n’en ont plus le souvenir !
Il faut noter, par prudence dans un agenda la date de la piqûre et sa localisation corporelle. Un petit conseil pratique : la tique retirée peut être enfermée dans une petite boîte hermétique où l’on notera la date et la localisation de la morsure. Cela peut permettre de faire analyser la tique si besoin est.
ATTENTION :
Si la tique a piqué un enfant ou une femme enceinte il est indispensable de consulter au plus vite un médecin.

Derniers conseils pour vos balades :
– Protégez, surveillez et inspectez aussi votre animal de compagnie (chien ou chat). Il en va de sa propre santé, bien entendu.
– Lors de vos balades, portez des vêtements couvrant la plus grande partie de la peau, utiliser un répulsif ou des huiles essentielles (ex : citronnelle) en sachant que cette protection est de courte durée et pas absolue !
– Au retour, au moment de la douche, inspectez-vous soigneusement, sans oublier les plis et replis ainsi que le cuir chevelu.
– Si vous avez effectué la balade avec vos petits-enfants, n’oubliez pas l’inspection, pour eux aussi.
– Emportez avec vous votre trousse de secours et votre “arrache tique”, plus une solution désinfectante.
– La tique est présente dans la nature dès les premiers jours du printemps et ce jusqu’à la fin octobre - début novembre.

René S.












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